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Le nouchi, un argot en pleine expansion

Du 17 au 19 juin 2009, des hommes de lettres et des linguistes se sont interrogés sur l'avenir de la langue nouchi, ce parler populaire de Côte d'Ivoire qui pénètre peu à peu dans les milieux scolaires et universitaires.

Réunis à Grand-Bassam, à l'invitation du Ministre ivoirien de la Culture et de la francophonie, Kouadio Komoé Augustin, et de l'UFR des langues, littératures et civilisations de l'Université de Cocody (www.univ-cocody.ci), ces spécialistes de la langue ont débattu du "nouchi en Côte d'Ivoire, manifestation linguistique passagère du mal de vivre de la jeunesse, ou alternative possible d'une identité ivoirienne en construction''.

Les débats ont porté sur la place à accorder à cette nouvelle langue (notamment par rapport au français), sur sa grammaire et ses caractéristiques phonétiques et phonologiques, ainsi que sur les raisons de son développement (dont la crise du système éducatif et la déscolarisation qui s'ensuit). Un observatoire de la langue nouchi devrait être créé.

Le nouchi est la langue de la jeunesse ivoirienne, un argot à base de français, teinté d'expressions imagées et de termes issus de langues africaines, telles que le dioula, le baoulé, le bété ou l’attié. Le site Nouchi.com le qualifie de "français africanisé".

À noter : ce site propose un dictionnaire du nouchi réunissant près de 5000 mots et expressions, www.nouchi.com/dico/. On y découvrira que "téker tout son taman", c'est "parier tout son argent", et que si "mon gbêlê brûle", "je boue de colère".

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